Une de ces nuits où l’air manque.
Où bosser dur je dois.
Où quelque part j’appréhende le moment où je rentrerais “chez moi”.
Pour l’instant j’suis suspendu, squattant la famille bien trop à mon gout.
D’ici une semaine j’emménage ailleurs, “loin de tout”, et j’sens déjà l’noeud qui étreindra ma gorge quand pour la première fois j’fermerais la porte derrière mes potes qui m’aident à déménager.
J’aime pas ça, et c’que j’exècre par dessus tout, c’est n’pas aimer quelque chose qui n’est pas encore là.
J’me demande comment j’pourrais finir les cartons à temps.
Comment j’pourrais vivre seul comme ça, sans sombrer un peu plus dans ce coté d’moi que j’évite.
Comment j’réagirais dans 1 ou 2 mois quand j’regarderais ce qui m’arrive et qu’j’en parlerais au passé, que j’mesurerais la perte, le changement, et que pour la première fois depuis plus d’un an, j’verrais l’futur, sans vouloir m’y projeter.
Bah, j’ai eu un peu de vie tranquille, ça doit être l’heure de la compensation là de suite.
Une nouvelle adresse c’est surtout la possibilité d’me faire livrer plein de trucs de merde que j’achèterais en ligne, ne perdons pas d’vue l’essentiel. Et puis le catalogue ikéa ça change des sélections geek de dvice ou autres sites super utiles. Je veux de grands tableaux noirs, pleins, et de quoi afficher plein de feuilles blanches noircies de schémas, de mots ou de n’importe quoi…
Surtout, j’veux un appartement sans chat.
Une de ces nuits où on prépare enfin sa tête au changement en fait.
Où on réalise un peu.
Appréhende beaucoup.
Mais où dans tout les cas on reste con, et fidèle à ses plans foireux, et ça, c’est plutôt un bon point.
(Accessoirement c’est une nuit d’avant rentrée au taff aussi, sans l’envie, et où on s’anesthésie en farmant des levels à the last remnant… Une nuit tout ce qu’il y a de plus intéressante =)
Commentaires récents