Une de ces nuits où un moment.
LE moment.
Aujourd’hui je l’ai vécu.
Ce moment, c’est lorsque l’on pense être passé à « autre chose », avoir suffisamment digéré, réfléchi et appréhender un évènement avec la distance nécessaire. Dans mon cas, c’est une rupture, j’aime les classiques.
Le moment, c’est la remise des clés dans une boite aux lettres.
Du point du monde, ça a fait « clong ».
Pour moi, un fil s’est brisé, et moi avec, ou pas loin. Ce fil maintenait un monde, maintenait écrasé, replié sur moi même. En fait, ce que je pensais surmonter attendais dans un coin de ma mémoire, de mon esprit, et d’un coup, la page s’est tourné, et moi, je me savais prisonnier de son mauvais coté.
Passer du vivre sa vie à gérer sa vie. Pas la subir non, il est tard pour se plaindre de ce qui se passe, juste que je me vois transposé du présent, à quelques pas en arrière, hier. La même sensation qu’a réveil d’un joli rêve, qui reprends certains regrets, mais avec une jolie conclusion…
Sauf que la vraie conclusion c’est qu’une fois les yeux ouverts, on se retrouve seul.
Alors j’écoute that’s my people d’NTM comme je le faisais à l’époque, même si ça n’a rien à voir, ça fait partie des morceaux à tristesse qui me suivent. Je me dis plein de choses, en prévois d’autres, et me perds un peu. Mais je m’engage dans une de ces nuits que je n’aime pas, une nuit ou je nage en eau profonde, et où il ne tient qu’à peu que je m’y noie.
Les beaux souvenirs ont l’abime facile.
Bizarrement les mauvais souvenirs marque plus que les bons… enfin au début en tout cas! Il y’a de l’espoir donc
C’est un de ces moments où l’on sait l’espoir, mais ou ça n’suffit pas.
Le manque est concret, l’espoir fatiguant.
Comme dit Lino, “l’espoir fait vivre, mais ceux qui vivent d’espoir meurent de faim”.
Après forcément, on s’adapte, on domine et on repart comme on peut, sachant que du beau nous attends surement plus loin, mais que celui qu’on vivait est perdu.
C’est un peu fataliste … mais je suppose que la vie l’est de toute façon…:)