Dans le style “quelqu’un l’a dit mieux que tu n’le pourra jamais”…
Serge Reggiani – Rupture, paroles de Jean Dréjac.
Les paroles sont dans la suite
Dans le style “quelqu’un l’a dit mieux que tu n’le pourra jamais”…
Serge Reggiani – Rupture, paroles de Jean Dréjac.
Les paroles sont dans la suite
Une de ces nuits où.
La page blanche.
Ou presque.
Le pèlerinage vers l’origine du mal, arpentant un chemin bien connu, un chemin que j’ai vomi sur des kilomètres de feuilles sans arriver à le raconter comme je le veux, comme il le doit.
L’envie d’écrire des mots entiers, et quitter l’à peu près quelques instant.
Dans l’attente de ce moment, j’n’écrirais pas dessus.
Cette catégorie restera vide un petit moment.
…
Vu d’ici les formes sont belles, les étoiles stoppent un peu leurs chutes ou font semblant jusqu’à se prendre au jeu.
Et le poison encore tout frais goutte,
délicieux,
et m’laisse croire l’espace d’une vie que j’ai ma place ici.
Pour ce jeu de [d|p]u[p|t]es,
Voir dans le cœur,
Des filles.
Une de ces nuits où un moment.
LE moment.
Aujourd’hui je l’ai vécu.
Ce moment, c’est lorsque l’on pense être passé à « autre chose », avoir suffisamment digéré, réfléchi et appréhender un évènement avec la distance nécessaire. Dans mon cas, c’est une rupture, j’aime les classiques.
Le moment, c’est la remise des clés dans une boite aux lettres.
Du point du monde, ça a fait « clong ».
Pour moi, un fil s’est brisé, et moi avec, ou pas loin. Ce fil maintenait un monde, maintenait écrasé, replié sur moi même. En fait, ce que je pensais surmonter attendais dans un coin de ma mémoire, de mon esprit, et d’un coup, la page s’est tourné, et moi, je me savais prisonnier de son mauvais coté.
Passer du vivre sa vie à gérer sa vie. Pas la subir non, il est tard pour se plaindre de ce qui se passe, juste que je me vois transposé du présent, à quelques pas en arrière, hier. La même sensation qu’a réveil d’un joli rêve, qui reprends certains regrets, mais avec une jolie conclusion…
Sauf que la vraie conclusion c’est qu’une fois les yeux ouverts, on se retrouve seul.
Alors j’écoute that’s my people d’NTM comme je le faisais à l’époque, même si ça n’a rien à voir, ça fait partie des morceaux à tristesse qui me suivent. Je me dis plein de choses, en prévois d’autres, et me perds un peu. Mais je m’engage dans une de ces nuits que je n’aime pas, une nuit ou je nage en eau profonde, et où il ne tient qu’à peu que je m’y noie.
Les beaux souvenirs ont l’abime facile.
Une de ces nuits où la rage.
La colère.
La violence en dedans, chaque mot dont on est la cible devient une raison de plus d’éclater la gueule de celui qui l’a prononcé. Chaque pensée, parole anodine est détournée et très TRES mal interprétée.
Détruire.
Eteindre l’autre à défaut de soi, reprendre le contrôle des évènements en explosant quelque chose qui n’a rien demandé, un truc de pur, d’innocent, reproduire ce qu’on a enduré.
Sous une autre forme.
Dans une autre mesure.
Laisser quartier libre à son ombre, la dominer ne paye pas, l’bonheur ne se trouve pas comme ça alors ne plus faire d’effort pour paraitre humain. Etre autre, non calculateur, jouer une mélodie que l’on a oubliée, celle présente en chacun, et qu’on évite, qu’on couvre de morale, qu’on couvre de peur, de fuite, de tout ce qui se trouve et surtout de faux.
Hurler les accords d’un soi qui souffre parce que renié, effacé par tout ce qui nous inflige le poids d’un jugement ou d’un regard.
Être soi au-delà de ce que l’on aime paraître.
Au-delà de ce qu’ils veulent voir.
Vomir sur les relations humaines depuis un château dans le ciel.
Hurler à la lune, pleine ou non, sourire et chanter, peine ou non, se sentir libre d’un mauvais rôle de pauvre con. Ne pas se tailler, ni se bruler accidentellement pour se sentir vivant, besoin d’évidence, d’inéluctable, de la certitude d’une droite caressant l’arcade d’un autre qui ne s’y attends pas. Cristalliser les maux du moment dans l’corps de quelqu’un qui subira pour eux.
Élire un avatar de sa haine, de ses fautes, de ses échecs, de ses faiblesses, de ses jalousies, prendre une cave, une simple chaise en guise d’autel, et le sacrifier pour exorciser le divin placé en lui.
Une de ces nuits toute comme un cercle. Entre mes larmes, les leurs un monde dans un sens, une lame dans l’autre.
Une de ces nuits où j’aimerais qu’on m’dise je t’Aime, une de ces nuits comme une autre.
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