Archive pour la catégorie 'Vert'

14
jan
09

Runaways

Une de ces nuits où un morceau magnifique ressort des méandres d’un disque dur.

Sage Francis, toujours, le genre de gars qui me rends fan des beaux mots, de l’anglais, et des lives.

Ce n’est pas simplement une série de vidéos postées histoire de. C’est l’histoire d’une nuit où, sur un forum, j’ai lu un post de quelques mots, qui donnait un truc du genre “runaways défonce quand même… il est fort sage francis”. Et là, piqué par un élan de curiosité j’ai cherché et trouvé un gars qui prends une grosse place dans ma playlist, tout le temps, imperméable à mon lunatisme, quand j’écoute ce gars, ben j’suis bien.

Version live

Version album

(les paroles dans la suite)

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12
jan
09

Rage

Une de ces nuits où la rage.

La colère.

La violence en dedans, chaque mot dont on est la cible devient une raison de plus d’éclater la gueule de celui qui l’a prononcé. Chaque pensée, parole anodine est détournée et très TRES mal interprétée.

Détruire.

Eteindre l’autre à défaut de soi, reprendre le contrôle des évènements en explosant quelque chose qui n’a rien demandé, un truc de pur, d’innocent, reproduire ce qu’on a enduré.
Sous une autre forme.

Dans une autre mesure.

Laisser quartier libre à son ombre, la dominer ne paye pas, l’bonheur ne se trouve pas comme ça alors ne plus faire d’effort pour paraitre humain. Etre autre, non calculateur, jouer une mélodie que l’on a oubliée, celle présente en chacun, et qu’on évite, qu’on couvre de morale, qu’on couvre de peur, de fuite, de tout ce qui se trouve et surtout de faux.
Hurler les accords d’un soi qui souffre parce que renié, effacé par tout ce qui nous inflige le poids d’un jugement ou d’un regard.

Être soi au-delà de ce que l’on aime paraître.

Au-delà de ce qu’ils veulent voir.

Vomir sur les relations humaines depuis un château dans le ciel.
Hurler à la lune, pleine ou non, sourire et chanter, peine ou non, se sentir libre d’un mauvais rôle de pauvre con. Ne pas se tailler, ni se bruler accidentellement pour se sentir vivant, besoin d’évidence, d’inéluctable, de la certitude d’une droite caressant l’arcade d’un autre qui ne s’y attends pas. Cristalliser les maux du moment dans l’corps de quelqu’un qui subira pour eux.

Élire un avatar de sa haine, de ses fautes, de ses échecs, de ses faiblesses, de ses jalousies, prendre une cave, une simple chaise en guise d’autel, et le sacrifier pour exorciser le divin placé en lui.

Une de ces nuits toute comme un cercle. Entre mes larmes, les leurs un monde dans un sens, une lame dans l’autre.

Une de ces nuits où j’aimerais qu’on m’dise je t’Aime, une de ces nuits comme une autre.

06
jan
09

Hell of a year

Une de ces nuits ou rien ne se goupille comme on veut.

Au début je cherchais “le syndrome du trom” de Nakk, comme dit hier. Impossible, le mp3 repose en cendre sur un disque dur cramé, le clip n’est pas sur youtube et j’ai la méga flemme de le re télécharger… Alors j’me suis dit “partage LE morceau que t’as en tête là de suite, le live super beau de Sage Francis qu’il avait mit sur son myspace”…

Le son s’apelle “Hell of a year”, et en live, c’est sur une boucle de piano que j’adore.

Le souci, là aussi c’est que non, le morceau a disparu.

Du coup la seule version se rapprochant est celle ci, coupée à moitié, mais avec Buddy Wakefield en outro.

C’est une de ces nuit où un gars un peu maniaque, ne sachant pas jouer de piano, va tenter de retrouver les notes qui forment cette foutue mélodie qu’il veux écouter.

Et après si j’me couche un jour, je me lance enfin dans la lecture de 99F de Beigbeder.

04
jan
09

Is it really home?

Une de ces nuits où l’air manque.

Où bosser dur je dois.

Où quelque part j’appréhende le moment où je rentrerais “chez moi”.

Pour l’instant j’suis suspendu, squattant la famille bien trop à mon gout.

D’ici une semaine j’emménage ailleurs, “loin de tout”, et j’sens déjà l’noeud qui étreindra ma gorge quand pour la première fois j’fermerais la porte derrière mes potes qui m’aident à déménager.

J’aime pas ça, et c’que j’exècre par dessus tout, c’est n’pas aimer quelque chose qui n’est pas encore là.

J’me demande comment j’pourrais finir les cartons à temps.

Comment j’pourrais vivre seul comme ça, sans sombrer un peu plus dans ce coté d’moi que j’évite.

Comment j’réagirais dans 1 ou 2 mois quand j’regarderais ce qui m’arrive et qu’j’en parlerais au passé, que j’mesurerais la perte, le changement, et que pour la première fois depuis plus d’un an, j’verrais l’futur, sans vouloir m’y projeter.

Bah, j’ai eu un peu de vie tranquille, ça doit être l’heure de la compensation là de suite.

Une nouvelle adresse c’est surtout la possibilité d’me faire livrer plein de trucs de merde que j’achèterais en ligne, ne perdons pas d’vue l’essentiel. Et puis le catalogue ikéa ça change des sélections geek de dvice ou autres sites super utiles. Je veux de grands tableaux noirs, pleins, et de quoi afficher plein de feuilles blanches noircies de schémas, de mots ou de n’importe quoi…

Surtout, j’veux un appartement sans chat.

Une de ces nuits où on prépare enfin sa tête au changement en fait.

Où on réalise un peu.

Appréhende beaucoup.

Mais où dans tout les cas on reste con, et fidèle à ses plans foireux, et ça, c’est plutôt un bon point.

(Accessoirement c’est une nuit d’avant rentrée au taff aussi, sans l’envie, et où on s’anesthésie en farmant des levels à the last remnant… Une nuit tout ce qu’il y a de plus intéressante =)

29
déc
08

dieu(x)

Une de ces nuits ou les dieux.

Un post que je ne relirais pas, parce que flou. Mais là de suite, il est une nuit ou la spiritualité entre en jeux. Pas de révélation, de recette miracle, juste l’observation de possibles. Se demander si des entités nous regardent, depuis l’avant bigbang ou autres éons où le temps n’est jamais né. Se demander si on est libre, pas ce qu’on doit faire ici bas, mais si on est toujours « humain » en fait. Une de ces nuits où j’me demande qu’est ce que l’humain d’ailleurs, où les frontières sont floues, où j’me sens prisonnier du corps, des perceptions, de la logique, et de delà de la logique de la fatalité de l’incomplétude (Gödel je te hais). Où je conçois des mondes autres, et où je n’arrive pas à comprendre comment ils ne pourraient pas exister, ou me faire à l’idée qu’ils resteront physiquement inaccessibles.

C’est le bordel, et j’ne cherche pas dieu, ni quelqu’un qui tire les ficelle ou tisse avec. J’essaye juste de voir l’image globale, et là, il manque quelque chose.

Un putain de quelque chose.

Qui frustre.

J’dois être en mal d’évidence en fait, et en période ou les mots comme demain, mort, et paix se suivent de points d’interrogation.

Bref, une de ces nuits ou ces questions.

Où j’pense que j’peux tendre vers ces réponses.

Mais une de ces nuits où la peur se cache un peu, et que je quitterais bien pour un bain d’étoiles, juste regarder une étoile et me dire qu’un sens se trouve ici.

21
déc
08

Lost Odyssey

Une de ces nuits plongées dans un monde à part,

Un jeu, pour changer.

Phagocyté par cet univers autre, merveilleux, reposant.

Nobuo Uematsu à la musique, un scénario adulte, prenant, et pour une fois, je prends le temps.

C’est l’histoire d’un jeu qui tombe au bon moment, qui me raconte l’histoire que j’voulais lire sans la trouver, entendre sans la trouver. Une expérience dont j’avais besoin, et que j’prends le temps de savourer.

Je regarde ma vie qui s’écroule un peu, j’la reconstruis différemment, et ce jeu, ainsi que d’autres, m’aident à faire scintiller un peu ce putain de présent. La part de rêve dans mes songes qui tournent en boucle et me grignotent beaucoup. Les petites choses qui m’font dire « toi aussi en te sortant l’avant bras tu pourrais créer des choses belles ». J’ai essayé, Amoureux d’un mirage que j’ai lassé. Retour à une case au gout de départ, maintenant c’est seul que j’dois créer des choses qui m’font vibrer, trouver de quoi m’sentir vivant.

De l’extérieur, dire que certains jeux vidéos jouent sur les sentiments, sur le vécu des joueurs et leur ressenti paraît fou, stupide et digne d’un enfant. Là maintenant, j’suis heureux de pouvoir apprécier ces jeux de cette manière, entièrement.

En particulier, celui qui m’a poussé à écrire ce post s’appelle Lost Odyssey, et pour les curieux, un test avec lequel je suis totalement d’accord, chose rarissime au moins, se trouve là : http://www.gameblog.fr/test_210_lost-odyssey

Bref, c’est une de ces nuits ou j’vois des choses, jolies surtout. Ou j’me laisse posséder par ces choses, ou j’les respire fort pour ne pas m’échapper si vite du rêve. Une nuit qui brille, et vibre. Une nuit jolie d’hiver, et dont je profite.

14
déc
08

Naissance

 

Il est cette nuit pendant laquelle ce blog est né.

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14
déc
08

Une de ces nuits

Parceque c’est une de ces nuits, où …




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